Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a animé une conférence de presse ce mercredi 26 novembre 2025 au porte-parolat du gouvernement. Au cours de cet exercice, il a passé en revue les avancées économiques, les réformes engagées, les projets en cours ainsi que plusieurs sujets d’actualité nationale.
D’entrée, il a rappelé l’objectif de cette rencontre régulière avec la presse : « C’est un exercice traditionnel qui nous permet de faire le point sur l’actualité nationale, d’expliquer les décisions du gouvernement et de répondre, bien entendu, aux préoccupations de nos concitoyens. »
Ousmane Gaoual Diallo s’est longuement attardé sur la performance économique du pays, marquée selon lui par une croissance remarquable malgré un contexte mondial instable : « Selon le FMI, octobre 2025, notre pays a résisté à une croissance de 7,1 %, ce qui est attendu pour la fin de l’année. Et en 2026, la perspective va nous amener à 10 % », a-t-il indiqué, soulignant que l’inflation demeure contenue autour de 3 %, l’un des taux les plus bas de la sous-région.
Il a également expliqué la consolidation des réserves monétaires et le retrait de la Guinée de la liste grise du GAFI, estimant que cette évolution : « consacre la rigueur de la gestion économique et financière du pays et… la lutte contre la corruption ».
Revenant sur les polémiques autour des parts de l’État dans le projet Simandou, le porte-parole a tenu à clarifier les différences fondamentales entre la convention actuelle et celle de la CBG. Il a expliqué en détail que les 49 % obtenus en 1963 par l’État dans la CBG représentaient en réalité le remboursement d’investissements financés sous forme de dettes, contrairement aux 15 % du Simandou, obtenus soit par application du code minier, soit par négociation : « Quand vous avez 15 % des milliards, vous gagnez beaucoup plus d’argent que quand vous avez 50 % de 100 millions. », a-t-il rappelé, avant d’ajouter que la première année d’exploitation de Simandou devrait générer 650 millions de dollars, soit presque autant que les recettes cumulées de la CBG en plus de 60 ans.
Le ministre a confirmé que la CRIEF a traité 226 dossiers en un an, avec 683 personnes déférées et 160 milliards de francs guinéens récupérés, preuve selon lui d’une lutte anticorruption désormais efficace.
L’un des axes de son intervention porte sur l’amélioration du système éducatif : « Les bourses ont été multipliées et élargies. Les étudiants des écoles professionnelles touchent la bourse comme les étudiants dans les universités », a-t-il affirmé, soulignant l’importance accordée à l’enseignement dans la vision présidentielle.
Au compte de son département, Ousmane Gaoual Diallo a annoncé l’arrivée de 50 nouveaux bus, dont la mise en circulation dépend de la finalisation des abris et arrêts de bus. Il a également salué l’essor des VTC, dont certains véhicules sont électriques ou hybrides, et l’arrivée prochaine de 300 nouveaux taxis, puis 250 autres en janvier.
Par ailleurs, l’État a décidé d’abaisser fortement les taxes sur les véhicules neufs : « on part de 45% à 12% », tandis que celles sur les véhicules d’occasion seront augmentées pour moderniser progressivement le parc automobile.
Une politique de digitalisation complète du secteur des transports a aussi été lancée afin d’accroître la transparence et les recettes publiques.
Le ministre a également évoqué :
4 millions de vaccins administrés au cheptel dans le cadre de la modernisation de l’élevage; La remise imminente des titres fonciers aux victimes de déguerpissement de Kaporo Rails, un acte qu’il qualifie de « processus de réconciliation entre les populations et l’État ».
Abordant le climat politique, il a rappelé que le gouvernement n’est pas impliqué dans la campagne présidentielle, conformément à l’engagement du chef de l’État : « Le gouvernement continuera de rester à l’écart et d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’épilogue de cette élection. »
Répondant aux rumeurs persistantes sur une pénurie de carburant, le ministre a rassuré : « Il n’y a pas de crise, il y a une rupture, une difficulté logistique », tout en précisant que les stocks sont disponibles.
Gnima Aïssata Kébé












