Le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a livré ce mercredi 25 novembre de nouvelles orientations concernant la réglementation routière en Guinée. Face à la recrudescence des accidents, le ministre a détaillé les mesures que l’exécutif entend mettre en œuvre pour encadrer la circulation, en particulier celle des deux-roues.
S’exprimant lors d’une conférence de presse au siège du porte-parolat, il a tenu à clarifier une confusion longtemps entretenue autour de la délivrance des permis moto. Jusqu’ici, seuls les permis B, C et D étaient effectivement disponibles : « Les permis moto n’étaient pas délivrés. Avoir un permis auto ne donne pas le droit de conduire une moto », a-t-il rectifié, annonçant que les conducteurs devront désormais obtenir un permis spécifique, comportant un apprentissage du code de la route et une formation pratique dédiée.
Le ministre a dressé un tableau préoccupant de l’état de la sécurité routière dans le pays : « Plus de 12 000 accidents dans l’année, c’est trop. On a plus de 4 000 personnes aujourd’hui avec un handicap à vie », a-t-il regretté, soulignant que les jeunes paient le plus lourd tribut : « 60 à 65 % des victimes, c’est la jeunesse. C’est l’avenir de la nation qui disparaît dans ces accidents tragiques ».
Selon lui, ces drames ne frappent pas uniquement les conducteurs inexpérimentés : « L’accident ne concerne pas seulement ceux qui ne savent pas conduire. Vous pouvez parfaitement savoir conduire et être percuté par quelqu’un qui ne maîtrise pas les règles », a-t-il expliqué, rappelant que les piétons figurent aussi parmi les victimes régulières. « Vous pouvez simplement marcher pour aller au travail et perdre la vie parce que quelqu’un n’a pas respecté les règles ».
Pour Ousmane Gaoual Diallo, l’objectif du gouvernement n’est pas de sanctionner mais de protéger : « On ne fait pas ça pour punir, mais pour protéger la société. C’est un devoir individuel et collectif », a-t-il insisté, appelant les usagers à accepter les formations qui seront exigées.
Avec l’augmentation rapide du nombre de véhicules et de motos dans le pays, l’exécutif prévoit de renforcer l’encadrement des écoles de conduite. Une liste des centres officiellement agréés sera bientôt rendue publique.
Ces annonces s’inscrivent dans une démarche nationale de prévention que les autorités entendent intensifier dans les semaines à venir. Le ministre a conclu en appelant à une prise de conscience collective : « Il faut que chacun prenne conscience. Les jeunes doivent comprendre que leur vie est précieuse ».
Gnima Aïssata Kébé












