Rencontrée ce lundi 12 octobre 2026 à Matoto, où elle réside actuellement chez sa sœur, N’mah Kaba, une femme d’une quarantaine d’années, sollicite le soutien des personnes de bonne volonté pour poursuivre ses soins. Confrontée à des difficultés financières, elle affirme ne plus avoir les moyens de couvrir les frais de son traitement, estimés à plusieurs millions de francs guinéens.

Selon son témoignage, ses problèmes de santé ont commencé après le décès de son mari. Malgré plusieurs consultations médicales et différents examens, elle affirme ne pas avoir obtenu de réponse définitive sur la nature de sa maladie : « C’est à la suite du décès de mon mari que cette maladie a commencé. Au début, je pensais qu’il s’agissait d’une infection vaginale. Avec ma sœur, nous avons essayé plusieurs traitements, mais mon état ne s’améliorait pas. J’ai alors consulté un médecin qui m’a fait passer une échographie avant de me prescrire des médicaments », raconte-t-elle.

Face à la persistance des douleurs, N’mah Kaba s’est rendue à l’hôpital de C alière, où elle a subi plusieurs examens. Une éventuelle tuberculose avait été envisagée, mais cette hypothèse aurait été écartée après les analyses. Elle affirme ensuite avoir été orientée vers une clinique située à Sangoyah : « Le docteur Keita m’a expliqué que mon utérus était enflé et que cela provoquait le gonflement de mon ventre. Il m’a demandé de faire des examens complémentaires, notamment un scanner, mais son coût était très élevé pour ma famille », explique-t-elle.
Déterminée à retrouver la santé, elle dit avoir vendu certains de ses objets de valeur pour financer les premières étapes de sa prise en charge. Selon son récit, le scanner, dont le coût était estimé à 2 300 000 francs guinéens, a finalement pu être réalisé après qu’elle et ses proches eurent réuni 2 100 000 francs guinéens, avec l’accord du médecin.
Cependant, les difficultés financières persistent : « Après le scanner, le médecin m’a prescrit une ordonnance qui coûte 3 millions de francs guinéens. Pour l’ensemble du traitement, il faut 6 millions. Malheureusement, nous n’avons plus d’argent pour continuer les soins », déplore-t-elle.
À cette situation déjà difficile s’ajoute une profonde douleur personnelle. N’mah Kaba affirme avoir donné naissance à huit enfants, tous décédés. Aujourd’hui, elle dit affronter sa maladie sans enfant pour la soutenir.
Issue, selon ses propos, d’une famille démunie, elle lance un appel pressant à la solidarité afin de pouvoir poursuivre ses soins et espérer retrouver la santé : « Au nom de Dieu, aidez-moi ! Je viens d’une famille pauvre et je n’ai plus les moyens de payer mon traitement. Je demande aux personnes de bonne volonté de me venir en aide pour que je puisse me rétablir le plus rapidement possible », plaide-t-elle.
Gnima Aïssata Kébé










