Dans le cadre de la Semaine de l’indépendance, placée sous le thème « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : notre jeunesse », le ministère de la Jeunesse, à travers le Fonds national pour l’insertion des jeunes (FONIJ), a organisé ce mardi 29 septembre 2026 une session de formation consacrée à l’insertion professionnelle et à l’entrepreneuriat des jeunes.

La rencontre, tenue dans un réceptif hôtelier de la place , a réuni des jeunes venus des différentes régions administratives du pays. L’objectif était de leur permettre de mieux connaître les dispositifs d’accompagnement existants, de renforcer leurs compétences et surtout d’identifier les opportunités susceptibles de favoriser leur insertion professionnelle ou la création d’activités.

À cette occasion, le directeur général du FONIJ, Abdourahmane Baldé, a rappelé la mission de son institution auprès de la jeunesse guinéenne :

« Nous, au Fonds national pour l’insertion des jeunes, nous avons une mission, une seule : vous impacter positivement. D’abord, nous vous trouvons là où vous êtes, en partageant avec vous les douleurs, l’expérience et les difficultés. Nous vous écoutons, nous nous mettons à votre disposition, nous identifions vos besoins et nous vous accompagnons par les conseils, les orientations, l’inspiration, mais également par l’accompagnement technique et financier. C’est tout le sens du Fonds national pour l’insertion des jeunes », a-t-il expliqué.
Abdourahmane Baldé a également présenté plusieurs mécanismes mis en place pour faciliter l’accès des jeunes à l’information, à la formation et au financement. Il a notamment cité la plateforme E-FONIJ, le mentorat, la mise en relation avec les institutions de microfinance ainsi que le ‘’Passeport jeune ‘’ : « À travers le FONIJ, nous allons vous accompagner par le biais de l’insertion dans les corps de métier. Désormais, vous pouvez créer vos comptes sur E-FONIJ, rencontrer un mentor, découvrir une autre entreprise, avoir accès à une institution de microfinance, créer votre propre communauté et le compte de votre entreprise et avoir accès à un financement à travers un parcours qu’on a appelé le Passeport jeune », a-t-il indiqué.
Le directeur général du FONIJ a également annoncé la poursuite du Grand prix FONIJ, destiné à mettre en valeur les jeunes porteurs de projets et les start-up.
De son côté, Ibrahima Fofana, responsable de la mise en relation au Centre d’identification et d’orientation des jeunes, a présenté le fonctionnement de ce dispositif destiné à faciliter l’accès des jeunes aux opportunités d’emploi, de formation et d’entrepreneuriat.

Selon lui, le centre constitue un « guichet unique d’identification et d’orientation des jeunes ». Le processus commence par l’identification et le profilage du jeune, avant une orientation vers les structures adaptées à ses besoins : « Une fois que le jeune est là, nous passons à l’identification et à l’orientation. Nous cherchons à comprendre réellement quel est le passé du jeune, quel est son présent, quelles sont ses perspectives et ce qu’il veut faire dans l’avenir », a-t-il expliqué.
Le dispositif prévoit également un parcours d’intégration comprenant notamment l’alphabétisation, le développement personnel, l’éducation financière et l’initiation à l’esprit entrepreneurial. Les jeunes peuvent ensuite bénéficier de stages de découverte afin de mieux connaître les réalités du monde professionnel et de confirmer ou réorienter leur projet : « Nous ne faisons pas le choix pour le jeune, nous faisons de la co-construction avec le jeune. Une fois que nous terminons les stages de découverte, le choix définitif revient au jeune », a précisé Ibrahima Fofana.

À l’issue de ce parcours, deux principales voies d’insertion sont proposées : l’insertion salariale et l’insertion entrepreneuriale. Dans le premier cas, les jeunes sont orientés vers des entreprises correspondant aux besoins du marché. Pour ceux qui optent pour l’entrepreneuriat, un accompagnement est prévu notamment dans l’élaboration du business model et la mise en relation avec des partenaires techniques et financiers.
Le ministre de la Jeunesse, Lansana Béa Diallo, a, pour sa part, salué la mobilisation des jeunes venus de différentes régions du pays :

« On m’a demandé de ramener 650 jeunes qui venaient des différentes régions administratives. Mais le combat, c’était de donner la chance à tout le monde, pas seulement à ceux qui sont dans les capitales régionales. Il fallait sélectionner des jeunes qui viennent d’un peu partout et qui représentent réellement chaque région administrative », a-t-il déclaré.
Pour le ministre, la participation à cette formation doit constituer le point de départ d’un véritable parcours d’insertion : « Une formation n’a de valeur que si demain elle change quelque chose pour vous. Quelque chose dans votre manière de chercher une opportunité, dans votre manière de présenter votre projet, dans votre manière d’entreprendre et peut-être même dans votre manière de regarder votre propre avenir », a-t-il souligné.
Lansana Béa Diallo a insisté sur la nécessité de passer de la formation à des résultats concrets : « Nous ne voulons plus former pour former. Nous voulons former pour orienter, former pour accompagner, former pour insérer, former pour permettre effectivement à un jeune de créer son activité, de trouver un emploi et de transformer une idée en un projet concret », a-t-il affirmé.
Le ministre a également appelé les jeunes à prendre leur responsabilité et à saisir les opportunités qui leur sont offertes : « Personne ne pourra franchir ces portes à votre place. Votre responsabilité commence maintenant. Prenez ce que vous avez appris aujourd’hui, travaillez vos projets, cherchez l’information, restez en contact avec les personnes que vous avez pu rencontrer aujourd’hui et surtout, passez à l’action », a-t-il exhorté.
Abordant la question de la migration irrégulière, le ministre a invité les jeunes à privilégier les opportunités offertes en Guinée plutôt que de risquer leur vie sur les routes migratoires : « Beaucoup de jeunes pensent qu’aller en Europe est la solution. Mais c’est à nous de vous donner cette envie de rester, de vous donner les opportunités pour que vous puissiez effectivement avoir votre avenir ici », a-t-il déclaré.
Lansana Béa Diallo a enfin appelé les jeunes à faire preuve de détermination et de persévérance face aux difficultés : « On peut tomber, et souvent on tombe. Mais savoir se relever, c’est la chose la plus difficile. Tout le monde peut devenir champion. Et ce qui est le plus difficile, c’est de rester champion », a-t-il lancé.
Cette session de formation s’inscrit ainsi dans la volonté du ministère de la Jeunesse de renforcer les mécanismes d’accompagnement des jeunes, en favorisant leur orientation, leur formation, leur insertion professionnelle et leur accès à l’entrepreneuriat.
Gnima Aïssata Kébé










