À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce lundi 28 septembre 2026 à la Maison de la presse, des organisations de défense des droits humains ont fait le point sur la situation des victimes des événements du 28 septembre 2009. Au centre des échanges : l’indemnisation des victimes, le suivi du procès et les conditions de vie des personnes encore en attente de réparation.
Pour Asmaou Diallo, présidente de l’Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre 2009 (AVIPA), les victimes continuent de faire preuve de courage et de détermination malgré les années écoulées : « Mais je vais revenir sur le cas des familles, des victimes et même les victimes aussi. C’est pour vous dire que ce sont des personnes humbles, ce sont des héros, parce qu’ils ont été vraiment très braves et courageux depuis 2009 à nos jours. Il n’y a pas eu de découragement. L’engagement est toujours fort », a-t-elle déclaré.
Selon la présidente de l’AVIPA, sur les 334 victimes concernées par la décision d’indemnisation, 200 ont déjà reçu une indemnisation, tandis que 134 restent encore en attente.
Elle précise par ailleurs que l’AVIPA dispose d’un registre de 750 victimes, en collaboration avec l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) : « Nous demandons toujours à l’État de continuer et surtout au président de la République à faire face aux victimes qui sont là. Il y a eu vraiment l’engagement de faire face, surtout d’abord pour le procès, et nous le remercions sérieusement », a souligné Asmaou Diallo.
L’AVIPA appelle ainsi les autorités à poursuivre les efforts en faveur des victimes qui n’ont pas encore bénéficié de réparation. Pour l’association, l’indemnisation de l’ensemble des victimes demeure également un enjeu important dans le processus de réconciliation nationale : « On parle de réconciliation nationale dans le pays, mais il faudrait essayer de mettre tout le monde dans le bain des choses et qu’il y ait moins de frustrés. Tant qu’il y a des frustrations dans le pays, cette réconciliation, ça va être un peu difficile », a-t-elle estimé.
Malgré les difficultés, l’AVIPA affirme poursuivre son accompagnement auprès des victimes, notamment dans les domaines de la santé et des activités génératrices de revenus. Selon sa présidente, plusieurs victimes ont ainsi été accompagnées dans la mise en place de petits commerces afin de favoriser leur autonomie : « Donc je peux dire que les familles sont tranquilles aujourd’hui et il y a encore l’espoir », a conclu Asmaou Diallo.
Gnima Aïssata Kébé










