Alors que la République de Guinée s’exprimait à la tribune des Nations Unies à travers la voix de son Président, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, certains de nos compatriotes ont choisi, au même moment, la voie de la contestation. Cette image contraste avec le message porté par notre pays devant le monde : celui d’une Guinée tournée vers l’action, les réformes et la construction de son avenir.
Le discours prononcé par le Chef de l’État à la 81ᵉ Session de l’Assemblée générale des Nations Unies restera comme un moment important de la présence diplomatique de notre pays sur la scène internationale. À travers une intervention maîtrisée et ambitieuse, le Président de la République a présenté une Guinée qui avance, qui assume ses choix et qui entend prendre son destin en main.
Trois ans après son premier passage à cette même tribune, où il avait appelé à un discours de vérité sur les réalités africaines, le Président Mamadi Doumbouya est revenu devant les Nations avec un message davantage centré sur les résultats obtenus, les réformes engagées et les perspectives offertes à notre peuple.
L’un des points majeurs de cette intervention demeure la volonté affirmée de transformer durablement notre économie. En présentant le Programme Simandou 2040, le Chef de l’État a démontré que la Guinée ne souhaite plus être seulement un pays riche en ressources naturelles, mais une nation capable de transformer ses richesses en infrastructures, en emplois, en énergie, en éducation, en santé et en prospérité partagée.
J’ai également été marqué par la place accordée à la jeunesse. En rappelant que la plus grande richesse d’une nation n’est ni son sous-sol ni ses ressources financières, mais sa jeunesse, le Président a souligné une réalité essentielle : aucun développement durable n’est possible sans investissement massif dans le capital humain.
Au-delà des aspects économiques, ce discours a confirmé l’évolution de l’image de la Guinée sur la scène internationale. Notre pays apparaît aujourd’hui comme un État qui dialogue avec ses partenaires dans le respect mutuel, défend sa souveraineté et participe activement aux grandes réflexions sur l’avenir du continent africain et du monde.
C’est pourquoi les manifestations organisées à l’extérieur du pays au moment même où la Guinée s’exprimait devant les Nations Unies interrogent. Chacun est libre d’exprimer ses opinions dans le respect des lois et des principes démocratiques. Cette liberté est fondamentale. Mais lorsque notre nation parle au monde, nous devons tous garder à l’esprit que c’est l’image de la Guinée qui est observée, jugée et appréciée.
À la tribune des Nations Unies, ce n’est pas seulement un gouvernement qui s’exprime. C’est notre drapeau qui est représenté. C’est notre histoire qui est racontée. C’est notre avenir collectif qui est défendu. Les divergences politiques sont normales dans toute société démocratique, mais elles ne devraient jamais prendre le pas sur l’intérêt supérieur de la Nation.
Nous pouvons avoir des sensibilités différentes. Nous pouvons porter des visions différentes. Mais nous devons nous retrouver autour d’une conviction commune : la Guinée est plus grande que nos divergences.
Le message entendu à New York était celui d’une Guinée qui construit, qui réforme et qui avance. À nous tous de faire en sorte que cette dynamique se poursuive dans l’unité, la paix et la responsabilité.
L’heure n’est plus aux divisions stériles.
L’heure est à la construction.
Plaçons la Guinée au-dessus de tout.
Que Dieu bénisse la République de Guinée, protège son peuple et guide chacun de nos pas vers la paix, l’unité et la prospérité.
Par Honorable Ansoumane Fofana
Député National – Président du Rassemblement des Guinéens pour l’Alternance (RGA)










