Les hommages se sont poursuivis ce dimanche 12 juillet 2026 lors des obsèques de l’ancienne Première dame, Hadja Andrée Touré. Autorités, membres de la famille, militants du PDG-RDA, proches et anonymes se sont réunis à la salle des congrès du Palais du Peuple pour rendre un dernier hommage à l’épouse du premier président de la République de Guinée, Ahmed Sékou Touré.

Prenant la parole au nom du président de la République, le Premier ministre Amadou Oury Bah a souligné la portée nationale de cette disparition, estimant que le décès d’Hadja Andrée Touré dépasse le cadre familial : « La République est en deuil. Elle est en deuil pour deux raisons fondamentales », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a expliqué que l’ancienne Première dame représentait une mémoire vivante de l’histoire guinéenne, ayant traversé les grandes étapes qui ont marqué le pays depuis la période coloniale jusqu’à l’époque contemporaine : « Elle (Andrée Touré), est le témoin privilégié de notre histoire, de notre identité et de notre réalité d’aujourd’hui. L’incarnation de l’image de la Nation. La deuxième chose, la nation est en deuil du fait que Hadja Andrée Touré était l’épouse du premier président de la République de Guinée. De par sa position, elle est aussi l’incarnation de l’image de l’ensemble du peuple guinéen. Par conséquent, son décès est, pour la République, le décès d’une personnalité éminente de la République de Guinée », a affirmé Amadou Oury Bah.

Poursuivant son intervention, le Premier ministre a indiqué que cet hommage officiel traduit la volonté des plus hautes autorités de reconnaître la place qu’occupait Hadja Andrée Touré dans l’histoire nationale : « C’est la raison pour laquelle le président de la République a estimé qu’il est de son devoir, en tant qu’incarnation de la République de Guinée, de rendre un vibrant hommage à Hadja André Touré. Pour que la République puisse désormais, de manière irrévocable, demeurer la République de Guinée et, par conséquent, que la République soit une incarnation qui transcende nos individualités, qui transcende nos histoires individuelles. »
Pour Amadou Oury Bah, la disparition de l’ancienne Première dame marque également une étape symbolique dans le processus de réconciliation engagé en Guinée. Il a estimé que cet événement invite les Guinéens à regarder leur histoire commune avec davantage de sérénité et dans un esprit d’unité : « Lorsque nous allons enterrer Hadja Andrée Touré, nous enterrons un pan extrêmement important de notre histoire, mais nous ouvrons une autre page : celle de la réconciliation véritable, celle de l’unité, celle de la pacification, celle de l’appropriation par tous les Guinéens de leur histoire, quels que soient les moments de ces faits historiques qui ont été des moments parfois de bonheur, parfois de tourmente, parfois de désespoir pour certains. Et Hadja André Touré l’a vécu dans sa chair, dans sa vie, avec des hauts et des bas. C’est aujourd’hui un véritable alignement des planètes avec ce que nous avons fait : la pacification de ce pays. Le fait d’accompagner Hadja André Touré dans un moment de réconciliation véritable de tous les fils et filles de ce pays, dans un moment de pacification, dans un moment d’apaisement relativement constaté par tout le monde, c’est un moment de bonheur pour le président de la République. »
Gnima Aïssata Kébé










