La Direction générale des élections est sortie de son silence. Au cœur de la controverse sur la gestion des listes électorales en prélude aux prochaines élections législatives et communales, l’institution a organisé une conférence de presse ce jeudi 30 avril 2026 pour répondre aux accusations d’irrégularités formulées par certains acteurs politiques.
Face à la presse, la directrice générale de la DGE, Jenab Touré, a apporté des précisions sur le processus de réception et de validation des candidatures. Elle a notamment révélé plusieurs manquements constatés dans les dossiers introduits par certains partis politiques, rejetant toute idée de gestion irrégulière du processus électoral.
Pour illustrer ses propos, la patronne de la DGE a rendu publique une correspondance adressée à son institution par le Bloc Libéral, afin de démontrer, selon elle, les incohérences relevées dans les contestations : « Je prends cette lettre qui date du mercredi 8 avril du BL. Ça c’est le huit, on a fini les dépôts le 03 à zéro heure. ‘’Demande d’acceptation des dossiers de candidature déposés le trois. Il dit qu’il a déposé le trois (…) ‘’ Je le lis parce que je ne vais rien laisser pour qu’on s’explique devant l’opinion nationale et internationale, qu’on arrête de nous amuser. Vous écrivez un courrier le huit, vous dites que la loi dit que l’arrêt du dépôt de caution c’est le neuf, vous avez eu la possibilité, mais jusqu’au neuf, vous n’avez pas de caution. Si vous n’avez pas de caution, votre liste est rejetée. Et vous dites que nous sommes dans une situation irrégulière. Je veux que l’opinion analyse qui est dans la situation irrégulière dans ce cadre », a-t-elle martelé.
Poursuivant son intervention, Jenab Touré s’est également prononcée sur les récentes critiques formulées par Lansana Faya Milimono, qu’elle estime ne plus être habilité à s’exprimer au nom du Bloc Libéral, au regard des changements intervenus à la tête de cette formation politique :« Deuxièmement, publiquement, vous avez fait un congrès. Vous avez démissionné, vous avez passé la main à un président du parti. Allons dans les textes de loi. Vous ne devrez plus parler publiquement, même si vous êtes un président d’honneur au nom de ce parti. C’est Oumar Sanoh qui doit conduire le BL, mais pas docteur Lansana Faya Milimono. Je le dis et je le répète. J’ai encore le procès-verbal ici dans cette salle où il n’est plus président du BL », a-t-elle affirmé.
Plus loin , la directrice générale de la DGE a dénoncé ce qu’elle qualifie de tentative de discrédit du processus électoral par des acteurs politiques insatisfaits : « Ce sont tous des amis, je parle d’eux aujourd’hui, on est amis c’est vrai, ils le savent, mais à un moment donné, il ne faut pas simplement chercher à décrédibiliser le processus parce que vous n’avez pas été satisfait. Si on doit vous satisfaire, on vous satisfait selon la loi. On ne prendra pas le peuple en otage. Moi je n’ai rien à chercher. 22 ans, je suis dans les élections, je peux partir aujourd’hui. Je pense que j’ai fait mes preuves dans ce pays-là, mais il ne faut pas désinformer », a-t-elle conclu.
Gnima Aïssata Kébé










