Ce lundi 13 avril 2026 dans le secteur Kokoma, relevant de la commune de Tombolia. Une jeune femme de 22 ans, identifiée comme Saliou Djan Sow, a perdu la vie après avoir été violemment agressée par un jeune homme. Les circonstances exactes de ce drame restent encore à élucider, mais une enquête a été ouverte par les autorités compétentes.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, la victime, originaire de Mali Yemberin dans la sous-préfecture de Sigon, résidait à la Cimenterie, dans la commune de Sonfonia. Sa famille, encore sous le choc, peine à comprendre les circonstances de cette disparition brutale.
Son jeune frère, Abdoulaye Sow, exprime sa douleur et son incompréhension face à cette perte tragique : « La victime est ma grande sœur. Elle s’appelle Saliou Djan Sow. Elle est originaire du Mali Yemberin, dans la sous-préfecture de Sigon. Elle avait 22 ans et vivait à la Cimenterie, à Sonfonia. Concernant les circonstances de son décès, je ne suis pas bien informé. J’ai seulement appris qu’elle avait eu un accident. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Les autorités sont sur place et nous attendons les résultats de l’enquête.
Plus tard, nous avons appris qu’elle avait été assassinée par un jeune homme.
J’ai vu le corps. C’est inimaginable qu’une femme soit tuée de cette manière, en pleine journée, dans un quartier aussi fréquenté, sans qu’aucun passant ni aucune autorité n’intervienne. C’est vraiment inimaginable.
Je n’ai pas pu bien regarder le corps. Je n’ai même pas réussi à reconnaître son visage. Sa tête a été complètement détruite.
C’est insoutenable de voir un proche, surtout sa propre grande sœur, dans un tel état. C’est vraiment inimaginable. Pour le moment, nous n’avons pas beaucoup d’informations sur les circonstances de sa mort. Nous savons seulement qu’elle a été assassinée. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que justice soit rendue. Lorsqu’un membre de ta famille est assassiné et même au-delà de la famille, toute personne mérite justice c’est inacceptable. Une plainte sera déposée. D’après ce que nous avons appris, l’agresseur a été arrêté et se trouve entre les mains des autorités. »
Sur les lieux du drame, les autorités locales ont rapidement été alertées afin de contenir la colère des habitants. Le chef du secteur Kokoma, Mohamed Kerfala Bangoura, décrit une scène de tension extrême : « On m’a appelé pour m’informer de l’assassinat d’une fille dans mon secteur. J’étais à deux kilomètres, et j’ai immédiatement pris la moto pour venir sur les lieux. J’ai cherché à calmer la population qui voulait tuer celui qui a tué la fille. Le jeune n’est pas du quartier et la fille aussi. Il est assassiné à l’aide d’un cailloux sur la tête. Le jeune est en état d’ébriété, il ne se contrôle pas. Il a écrasé la tête de la fille qui est décédée sur place. La famille de la fille est arrivée sur place. Nous avons appelé l’autorité pour venir empêcher qu’il y ait une deuxième victime. La gendarmerie est venue et ils ont pris le jeune. Je leur ai demandé d’envoyer et le corps et le jeune. Mais ils ont dit qu’ils vont envoyer le jeune en attendant l’arrivée des autorités compétentes pour s’occuper du corps de la fille. C’est ainsi que la population s’est opposé en exigeant qu’ils envoient les deux en même temps ou que le jeune ne bouge pas. »
Face au risque de représailles, certains citoyens ont tenté d’apaiser les tensions pour éviter un embrasement de la situation. Alpha Cissé, présent sur les lieux, témoigne des efforts de médiation engagés : « On nous a informé de la mort d’une fille dans notre secteur et immédiatement nous sommes venus. C’est un jeune qui a tué une fille. C’est une première dans notre zone. On est en train de canaliser les jeunes en colère qui veulent en finir avec l’assassin parce qu’on ne doit pas se faire justice. On ne veut pas qu’il y ait un deuxième mort parce qu’on ne paie pas le sang par le sang sinon le sang va continuer de couler. Nous sommes dans ces tractations pour calmer les esprits. Le jeune n’est pas du quartier mais en le voyant c’est comme s’il n’est pas dans un état psychologique normal. Son corps a été transportés a l’hôpital Entag et jeune assassin est dans mains de la gendarmerie. »
D’après les informations disponibles, le présumé agresseur a été interpellé par les forces de l’ordre et se trouve actuellement entre les mains de la gendarmerie. Le corps de la victime a été transféré vers une structure sanitaire pour les besoins des constatations.
Gnima Aïssata Kébé










