À quelques jours du lancement de la campagne pour les élections législatives et communales, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a réuni, ce samedi 11 avril 2026, les responsables des médias publics et privés ainsi que les associations professionnelles. Objectif, clarifier les règles de diffusion et rappeler les dispositifs mis en place pour garantir une couverture équitable et maîtrisée du processus électoral.
Cette concertation, tenue au siège de l’institution, s’inscrit dans la continuité des préparatifs déjà engagés, malgré le récent réaménagement du calendrier électoral. Le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a tenu à préciser le sens de cette initiative :

« Avant la modification de la date des élections par décret, nous avions déjà convié les patrons des médias, les organisations, pour échanger sur les modalités de couverture de la campagne législative et communale. Et nous avons estimé qu’il fallait faire cette réunion, parce que l’élection n’a été repoussée que d’une semaine, et que le décret a réaffirmé les charges que le président de la République a bien voulu confier à la haute autorité de la communication. Donc il s’agissait pour nous d’expliquer aux patrons des médias, publics et privés, les décisions, le contenu des décisions qui ont été prises et publiées par la haute autorité de la communication », a-t-il déclaré.
Dans le détail, la HAC a opté pour une centralisation de la communication des candidats à la liste nationale, à travers les médias publics. Les messages de campagne seront produits et diffusés selon un mécanisme harmonisé : « Comme vous le savez maintenant, pour les candidats à la liste nationale, la campagne se fera à la RTG Koloma, les candidats ou leurs mandataires viendront enregistrer leurs messages, et la diffusion se fera de manière synchronisée sur la télévision, la radio nationale et les radios rurales », a expliqué le président de l’institution.
Pour les autres types de scrutin uninominal, plurinominal et communal l’accent est mis sur une approche décentralisée. Les radios rurales, au nombre de 32, seront mobilisées pour assurer une couverture de proximité dans les différentes circonscriptions électorales : « Maintenant, concernant le scrutin uninominal et plurinominal, et le scrutin communal, les radios rurales seront mises à contribution et elles vont couvrir la campagne au niveau de la circonscription respective. Donc il y a 32 radios rurales qui sont engagées, il n’y en a pas à Coyah, et là nous avons requis la diligence d’une radio privée qui se trouve dans la zone et qui va couvrir la circonscription de Coyah », a-t-il souligné.
Autre évolution notable, l’ouverture aux médias privés, notamment dans la capitale. Une mesure présentée comme une avancée majeure dans l’organisation de la couverture médiatique des élections : « Une innovation importante qui a été faite, c’est que pour la première fois, la HAC a décidé de demander le service de 13 radios privées. Donc les 13 radios privées vont être au cœur de la campagne pour la zone spéciale de Conakry, ces radios le savent déjà, et nous avons désigné également des superviseurs pour la circonscription, et ces superviseurs ont le rôle d’écouter les messages de campagne avant leur diffusion », a ajouté Boubacar Yacine Diallo.
Gnima Aïssata Kébé










