La ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités a procédé, ce mercredi 8 avril 2026, au lancement officiel des journées d’information et de sensibilisation sur les maladies invalidantes et les malformations congénitales. La cérémonie s’est tenue au Chapiteau By Issa, en présence de nombreuses femmes, jeunes filles, autorités locales et représentants des communes de Kaloum, Kassa et Dixinn.

Initiée à travers le Centre national d’orthopédie, cette campagne prévue sur deux jours vise à informer les populations, promouvoir la prévention et lutter contre les stigmatisations liées aux handicaps physiques et aux malformations congénitales.

Prenant la parole, la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Pauline Patricia Adéline Lamah, a souligné l’importance de cette initiative dans la politique sociale du gouvernement : « Cette initiative portée par le Centre national d’orthopédie s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement de la République, sous l’égide du Premier ministre Amadou Oury Bah et sous la vision éclairée du président de la République, Mamadi Doumbouya, qui placent la santé, la dignité humaine et la protection des couches vulnérables au cœur de leurs priorités », a-t-elle déclaré.
La ministre a mis en lumière l’ampleur du défi sanitaire que représentent ces pathologies en Guinée, évoquant les malformations congénitales, les accidents vasculaires cérébraux, la poliomyélite, le diabète ou encore les séquelles d’accidents de la circulation : « Les maladies invalidantes constituent aujourd’hui un véritable défi de santé publique dans notre pays. Selon les estimations disponibles, environ 2,2 % des décès sont liés aux malformations congénitales. Une proportion importante de ces cas pourrait être prise en charge efficacement si un diagnostic précoce et un accès adéquat aux soins étaient garantis », a-t-elle indiqué.
Au-delà de l’impact sanitaire, Pauline Patricia Adéline Lamah a insisté sur les conséquences économiques et sociales de ces affections : « Les invalidités physiques entraînent une réduction de la participation des personnes concernées à la production nationale. Cette perte de potentiel humain constitue un manque à gagner pour notre pays, freinant ainsi notre dynamique de développement. Une nation qui laisse une partie de ses citoyens en marge, est une nation qui se prive elle-même de son propre potentiel. », a-t-elle affirmé.
La question de la stigmatisation a également été abordée : « Ces enfants et ces personnes sont trop souvent victimes de stigmatisation dans certaines communautés. Ils sont malheureusement qualifiés d’enfants malchance. Il est important de rappeler avec force que ces enfants ne sont ni une fatalité, ni une malédiction », a-t-elle martelé .
« Grâce aux interventions chirurgicales, à la rééducation fonctionnelle et à un accompagnement approprié, beaucoup d’entre eux peuvent être soignés, réhabilités et retrouver une vie pleine et active », a-t-elle précisé.
La ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité d’un engagement collectif pour assurer le succès de cette campagne : « La réussite de cette campagne repose également sur l’engagement de tous les relais communautaires. Les leaders religieux, les responsables communautaires, les organisations de la société civile ainsi que les médias ont un rôle essentiel à jouer », a-t-elle déclaré.
Elle a enfin rappelé les efforts déjà engagés par l’État tout en reconnaissant les défis persistants : « Des efforts importants ont été consentis en matière d’amélioration de l’offre de soins, de renforcement des capacités des structures spécialisées et d’appui aux personnes vivant avec un handicap. Toutefois, des défis demeurent, notamment en ce qui concerne l’accès équitable aux soins et la mobilisation des ressources suffisantes », a-t-elle souligné.
Clôturant son intervention, la ministre a lancé un appel à la mobilisation générale :
« La réussite de cette campagne dépendra de notre engagement collectif. Il nous appartient de porter ce message de sensibilisation, d’acceptation et d’espoir. Faisons de la prévention une priorité, de l’inclusion une réalité et de l’espoir une promesse tenue. »
Gnima Aïssata Kébé










