Suite à l’annonce officielle de la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion faisant état du décès d’Aboubacar “Toumba” Diakité ce mercredi 25 mars 2026, les réactions continuent d’affluer. Pour mieux cerner la personnalité du défunt, notre rédaction a recueilli le témoignage d’un proche, présenté comme son ami d’enfance.
Alpha Amadou Diallo, connu sous le nom de Kalva Béanzin, évoque une relation ancienne et marquée par la proximité : « Je suis né à Béanzin, j’ai grandi avec Toumba Diakité. On a fait notre enfance ensemble, jusqu’au moment où il a fini ses études », confie-t-il.
Revenant sur leur parcours commun, il poursuit : « Jusqu’au moment où il s’est attaqué avec son patron, il est parti à Dakar. Il est revenu, et le jour de son retour, il m’a appelé. C’était à la maison centrale. Il m’a demandé : “Kalva, où es-tu ?” Je lui ai dit : “Je suis à la maison.” Il m’a dit : “Viens.” Depuis ce jour, on est toujours ensemble. »
Dans son témoignage, Kalva Béanzin décrit un homme respectueux et tourné vers les autres : « Toumba n’a jamais fait du mal à quelqu’un depuis l’enfance. Il pensait toujours à la jeunesse et à son prochain. Depuis qu’on est ensemble, je ne lui ai jamais dit quelque chose sans qu’il ne le respecte. Il m’a beaucoup respecté », affirme-t-il.
L’annonce du décès, selon lui, a été entourée de rumeurs avant d’être confirmée : « Ça fait deux jours, les gens m’appelaient un peu partout : “Kalva, il y a ça.” Je disais : “Je ne peux pas prononcer la mort de quelqu’un sans avoir des preuves.” Et le soir-là, quand j’ai eu des preuves, j’ai appelé Maître Yomba », explique-t-il.
Très affecté, il estime que le défunt laisse derrière lui un héritage important : « Aujourd’hui, Toumba n’est plus là. Je crois qu’il a laissé l’histoire derrière lui, une grande histoire que le monde entier va lire. C’est Dieu qui a voulu ainsi. Ce n’était pas le moment, mais on ne peut rien contre le destin », dit-il avec émotion.
Enfin, il évoque les dernières heures marquées par les échanges avec la famille du disparu : « Même hier, sa femme m’appelait. Nous avons parlé de 2h à 3h du matin. Aujourd’hui encore, elle m’a appelé de la France vers 12h, elle pleurait. Je lui ai dit : “Ne pleure pas. ‘’ Pour le moment, on parlera en famille pour voir ce qu’il faut.»
Gnima Aïssata Kébé










