La scène politique guinéenne a été secouée dans la nuit du 6 au 7 mars 2026. Par un arrêté du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, quarante partis politiques ont été officiellement dissous. Parmi eux figure le PDG-RDA, formation politique liée à l’histoire de l’indépendance de la Guinée. Cette décision administrative a provoqué des réactions au sein de l’ancien parti au pouvoir sous Ahmed Sékou Touré.
Interrogé par notre rédaction, l’ancien secrétaire général par intérim du PDG-RDA, Oyé Béavogui, dit avoir appris la nouvelle tardivement et avoue sa profonde déception : « C’est une surprise désagréable. Le PDG est un symbole collectif, une mémoire collective. C’est un héritage commun, le fruit de la lutte héroïque de nos devanciers qui nous ont menés à l’indépendance », rappelle-t-il.
Malgré cette indignation, l’ancien responsable adopte une position mesurée. Il souligne que son parti avait soutenu l’arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya et s’était engagé dans la dynamique de la Refondation lancée après les événements du 5 septembre 2021.
Face à la décision gouvernementale, Oyé Béavogui appelle toutefois à une réflexion lucide : « On ne peut pas demander que le pays change quand cela concerne les autres, et s’en plaindre lorsque cela nous touche », estime-t-il.
Selon les dispositions légales en vigueur, les biens appartenant aux formations politiques dissoutes devraient être placés sous scellés, dans l’attente des procédures administratives prévues par la réglementation.
Gnima Aïssata Kébé










