Un incendie a ravagé, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 février 2026, des
dortoirs au sein de l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV). Le feu, survenu aux alentours de 1 heure du matin, a provoqué d’importants dégâts matériels et affecté près de 200 étudiants.

Selon les premiers témoignages, les flammes se sont rapidement propagées à l’intérieur du dortoir, mobilisant aussitôt les étudiants et les responsables de l’établissement. Grâce à une réaction rapide et coordonnée, aucune perte en vie humaine ni blessé n’ont été enregistrés.
Le secrétaire général de l’ISAV, Alpha Oumar Taran Diallo, a détaillé les premières mesures prises par l’administration :

« Bien, la première disposition qu’on a prise la nuit, c’était de libérer des salles de classe pour qu’ils puissent trouver ou achever la nuit. Et aujourd’hui, il leur est donné à chacun d’entre eux, tous les sinistrés, chacun reçoit une ration alimentaire pour la journée. Et on est en train d’aménager d’autres salles pour les recevoir en attendant qu’on reconstruise les autres toits », a-t-il expliqué.
Il a tenu à rassurer la communauté universitaire sur la prise en charge des étudiants impactés : « Donc, ce qui fait que les 200 personnes qui sont affectées par cet incendie ne vont pas dormir à la baie l’étoile, seront recasées dans certains bâtiments. Les ateliers qui étaient en phase de construction, qui ne sont pas encore équipés, ça va leur servir de dortoir en attendant qu’on puisse reconstruire le bâtiment sinistré », a-t-il précisé.
Saluant le comportement des étudiants face à l’épreuve, le responsable administratif a salué leur discipline : « Le message que je pouvais donner à ces étudiants, c’est de garder le calme. Dieu aidant, il n’y a pas eu d’incident fâché, il n’y a pas eu de blessé ou de mort. C’est la résistance de la discipline dont ils ont fait montre hier dans la lutte contre les flammes. Donc c’est de continuer dans cette discipline et cet ordre-là. Et pour ce qui est des cours, les cours sont suspendus jusqu’à ce qu’on puisse régler cette situation. Donc c’est de garder le calme », a-t-il insisté.
De son côté, Abdoulaye Barry, directeur général adjoint chargé des études, est revenu sur la chronologie des faits :

« C’est exactement à 1h40 qu’un collègue m’a appelé, en l’occurrence le directeur de l’école doctorale, pour m’informer que les dortoirs des étudiants sont en flamme. Dès que j’ai été informé, directement, j’ai sauté du lit, je suis venu sur les lieux et constaté effectivement que le bâtiment était en flamme », a-t-il relaté.

Les autorités administratives et les services de sécurité ont été aussitôt alertés : « À chaud, nous avons essayé d’informer les autorités de sapeurs-pompiers. On a informé monsieur le gouverneur de la région administrative de Faranah. On a pas pu joindre monsieur le préfet, on a informé les autorités communales. Il y a le commandant du BAF, sur instruction de monsieur le gouverneur, qui est venu nous épauler avec une équipe. Mais d’ici là, il y avait déjà beaucoup d’étudiants qui étaient en train d’éteindre le feu », a-t-il ajouté.

Concernant l’origine du sinistre, les premières constatations orientent vers une défaillance électrique : « Les informations que nous avons reçues, c’est que l’incendie est parti d’une cabine. Et au niveau de cette cabine, il y avait une prise électrique défectueuse. Au niveau de cette prise, il y avait des habits et des valises au pied. Et c’est de là-bas que le feu est parti », a expliqué Abdoulaye Barry.
Gnima Aïssata Kébé










