Un incendie d’une rare intensité a endeuillé la plage de Rogbané, dans le quartier Taouyah, commune de Ratoma, aux premières heures de la matinée de ce jeudi 7 janvier 2026. Le sinistre, survenu aux environs de 5h15, a coûté la vie à une personne et causé d’importants dégâts matériels, selon les premières constatations faites sur place.

Alerté peu après les faits, le président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Ratoma, Ahmed Sékou Traoré, s’est rendu sur les lieux du sinistre. Il était accompagné d’une délégation de la Direction nationale du tourisme et de l’artisanat, ainsi que des forces de défense et de sécurité. Une visite de terrain qui lui a permis de constater l’ampleur des dégâts et de s’exprimer sur les premières observations.

Selon le PDS, l’incendie a été particulièrement grave, tant sur le plan humain que matériel : « Nous venons de constater qu’il y a eu un incendie assez grave parce qu’il y a eu une perte en vie humaine, une personne. Nous déplorons ce qui est arrivé, mais vous comprendrez que c’est lié à une mauvaise organisation », a-t-il déclaré.

Face à la gravité de la situation, les autorités ont immédiatement ouvert une enquête afin d’identifier l’origine exacte du feu : « Nous avons déjà, avec les services compétents, lancé l’enquête avec les services de recherche pour que nous sachions effectivement l’origine de ce problème », a précisé Ahmed Sékou Traoré. Il a également souligné que les personnes présentes au moment du drame étaient encore sous le choc, ce qui rendait difficile la collecte de témoignages précis.

Le feu a principalement ravagé plusieurs hangars installés sur la plage et servant d’abris pour du matériel et des activités commerciales. Les pertes matérielles sont jugées considérables. Les services du tourisme, de la police et de la gendarmerie sont mobilisés afin de mener des investigations approfondies et faire toute la lumière sur les circonstances du sinistre.

Dans l’urgence, les efforts ont d’abord été concentrés sur la maîtrise du feu afin d’éviter une propagation vers les habitations voisines. Une cour située à proximité de la plage a d’ailleurs été touchée : « Il fallait d’abord cadrer et contenir le feu pour éviter que d’autres bâtiments soient touchés », a insisté le PDS de Ratoma.
Par mesure de sécurité, les autorités ont décidé de fermer hermétiquement la plage. Cette décision vise à permettre aux enquêteurs de travailler dans de bonnes conditions et à empêcher toute nouvelle occupation des lieux. Ahmed Sékou Traoré a également appelé à la prudence, exhortant la population à éviter les spéculations et à laisser les services compétents établir les faits.
Lebprésident de la délégation spéciale a présenté ses condoléances les plus attristées à la famille de la victime. Il a indiqué que, sur instruction du procureur, le corps a été transporté à l’hôpital pour des examens approfondis, tout en confirmant que le décès est survenu à la suite de l’incendie.
Sur le site, la détresse était palpable parmi les occupants des stands détruits par les flammes. En pleurs, Marie-Louise Touré, plus connue sous le nom de Poupina, a confié avoir été informée du drame tôt le matin. Absente la veille, elle a été alertée par de nombreux appels l’invitant à se rendre d’urgence à la plage : « Quand je suis arrivée, je n’ai absolument plus rien trouvé sur notre stand. On a tout perdu », a-t-elle témoigné, indiquant que le feu aurait démarré à l’entrée avant de se propager à leur installation. Toujours sans réponse sur l’origine de l’incendie, elle dit attendre que toute la vérité soit établie.
Pour elle, les pertes vont bien au-delà des biens matériels. : « On ne peut pas estimer tout ce qu’on a investi ici en temps, en argent et en énergie. Ce lieu mettait à l’abri beaucoup de jeunes qui travaillaient ici. Ce n’est pas que du matériel, c’est beaucoup d’autres choses », a-t-elle conclu, profondément marquée par la tragédie.
Gnima Aïssata Kébé










