Ce mercredi 31 décembre, l’Observatoire national autonome de supervision du référendum et des élections (ONASUR-E) a officiellement remis son rapport final à la Cour suprême, au terme de la présidentielle tenue le 28 décembre.
Ce dépôt s’inscrit dans le cadre des dispositions de la loi 012 et du Code électoral, qui définissent les missions et attributions de l’ONASUR-E. Selon son président, Dr Sékou Gouressy Condé, cette démarche traduit la volonté du législateur guinéen de renforcer la transparence et la crédibilité des processus électoraux à travers un organe indépendant, institué sous serment, chargé de superviser et d’évaluer la régularité, la conformité et la transparence des scrutins.
Le rapport remis à la haute juridiction est le fruit d’un vaste dispositif de suivi déployé sur l’ensemble du territoire national. Plus de 500 superviseurs, appuyés par des conseillers nationaux et des superviseurs internationaux de l’ONASUR-E, ont suivi le processus électoral depuis l’inscription sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats provisoires.
Pour Dr Condé, la Guinée franchit ainsi une étape importante : « Pour la première fois, le pays dispose d’un organe de supervision et d’observation qui contrôle de manière systématique, sur la base du Code électoral, la régularité et la conformité du processus électoral, et en apprécie la crédibilité en toute indépendance », a-t-il souligné.
Il a également rappelé que la crédibilité d’une élection ne relève pas d’une appréciation subjective, mais repose sur des principes universels, notamment la transparence du processus.
L’ONASUR-E précise enfin que ses conclusions et appréciations officielles ne peuvent être rendues publiques que par la Cour civile, seule habilitée à en faire la communication.
Gnima Aïssata Kébé












