Arrivé en deuxième position à l’issue de l’élection présidentielle avec 6,59 % des suffrages, le candidat du FRONDEG, Abdoulaye Yero Baldé, a officiellement mis en doute la crédibilité des résultats proclamés. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 31 décembre 2025, il a estimé que les chiffres annoncés ne reflètent pas la réalité du vote et a annoncé son intention de saisir la Cour suprême.
Face aux journalistes, l’ancien candidat a exprimé de sérieuses réserves quant aux conditions d’organisation du scrutin et à la compilation des résultats. Selon lui, le processus électoral aurait été entaché d’irrégularités de nature à altérer l’expression authentique de la volonté populaire.
Abdoulaye Yero Baldé considère que l’enjeu dépasse le simple classement électoral. À ses yeux, il s’agit d’une question de souveraineté et de respect du choix des citoyens : « Ce n’est pas seulement un score qui est en cause, mais le sens même du vote exprimé par le peuple », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il qualifie d’atteinte grave à la démocratie.
Le candidat du FRONDEG affirme par ailleurs que la dynamique observée sur le terrain durant la campagne et le jour du scrutin contraste fortement avec les résultats officiels. Il soutient que son mouvement incarne aujourd’hui une alternative politique majeure, portée par une mobilisation qu’il juge significative à l’échelle nationale.
Sur le plan juridique, Abdoulaye Yero Baldé a assuré que ses équipes sont déjà à pied d’œuvre. Un recours sera déposé dans les prochains jours devant la Cour suprême, seule institution habilitée à statuer sur le contentieux électoral. L’objectif, selon lui, est de rétablir la vérité des urnes à travers les voies légales prévues par la Constitution.
Gnima Aïssata Kébé












