Arrivé deuxième à l’élection présidentielle guinéenne, Abdoulaye Yéro Baldé s’impose désormais comme le principal visage de l’opposition politique. Le candidat du Front pour la renaissance démocratique de la Guinée (FRONDEG) a recueilli 349 129 voix, soit 6,59 % des suffrages exprimés, derrière le vainqueur du scrutin, Mamadi Doumbouya, élu dès le premier tour.

Ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé n’est pas un inconnu de la scène politique et administrative nationale. Son parcours, marqué par la gestion de dossiers sensibles liés à la réforme universitaire et à la gouvernance académique, lui a permis de se forger une image de cadre expérimenté, à la fois technocrate et politique. Durant la campagne, il a mis en avant un discours axé sur l’État de droit, la restauration des libertés publiques, l’inclusion politique et la justice sociale.
Si son score reste loin de celui du candidat vainqueur, la performance d’Abdoulaye Yéro Baldé revêt une portée politique significative.
La nouvelle carte politique qui se dessine en Guinée consacre ainsi une majorité présidentielle forte, mais aussi une opposition désormais plus lisible autour d’une figure identifiée.
Terna












