Alors que les Guinéens se préparaient à se rendre aux urnes pour le scrutin présidentiel du 28 décembre 2025, en pleine période de campagne électorale, une véritable pluie d’affabulations s’est abattue sur le candidat Mamadi Doumbouya. Il ne faut ni être savant ni se prétendre grande lumière pour comprendre que le timing n’avait rien d’innocent. Tout était soigneusement calculé pour jeter une peinture sombre sur un homme et troubler l’opinion publique à un moment décisif.
Une offensive médiatique soigneusement synchronisée
À une semaine du vote, le très connu magazine Jeune Afrique, un certain journaliste français répondant au nom de Thomas Dietrich, ainsi que des chercheurs de titres de séjour en Europe et en Amérique, ont simultanément diffusé des contenus écrits et audiovisuels visant à ternir l’image du Président Mamadi Doumbouya.
La manœuvre était limpide. Il s’agissait clairement de diaboliser un homme afin de provoquer frustration et désillusion au sein de la population, dans l’espoir de réduire l’ampleur du score que le peuple s’apprêtait à accorder au candidat de la GMD, ou, à défaut, de susciter une vague d’abstention le jour du vote.
Quand le journalisme déraille
Dans cette entreprise peu reluisante, certains journalistes ont malheureusement été enrôlés, au premier rang desquels Jeune Afrique. Fondé en 1960, ce magazine se voulait panafricain par sa diffusion et son audience. Il faut lui reconnaître un mérite, celui d’avoir traversé les décennies. Soixante-cinq années au cours desquelles beaucoup d’encre a coulé, beaucoup d’amitiés se sont nouées, et bien des discordes aussi.
Des hommes et des femmes de valeur ont contribué à sa construction. Mais d’autres, plus opportunistes, s’en sont servis ou l’ont servi au détriment de l’éthique. Peut-être que Jeune Afrique n’est aujourd’hui que la somme de ses valeurs et de ses non-valeurs. Car il devient difficile de comprendre comment un média de cette envergure peut publier des contenus, écrits ou vidéos, sans s’imposer la rigueur, la vérification et la discipline qu’exige le métier de journaliste.
Où sont passées l’éthique et la déontologie ?
Que reste-t-il de l’éthique journalistique lorsque le traitement du sujet Mamadi Doumbouya repose sur des raccourcis, des mots travestis, des témoignages orientés et des faits déformés au service d’un objectif de communication à peine voilé ?
Dès lors, une question revient avec force : pour qui roule réellement ce magazine ? Et surtout, qui règle la facture de cette plume indigne ?
Car il existe mille manières de vérifier une information, mille sources à consulter, mille canaux pour croiser les faits. On ne peut pas, sans arrière-pensée, tomber aussi bas dans le traitement d’un sujet aussi sensible.
Une dérive assumée ou une stratégie calculée ?
Jeune Afrique serait-il entré dans une logique consistant à prêcher le mal pour, prétendument, faire émerger le bien ? Si tel est le cas, la démarche manque cruellement d’élégance et de sincérité. Le droit de réponse ne saurait servir de paravent permanent à un journal de cette stature. À moins d’avoir fait le choix assumé de cette voie, au risque de sacrifier sa crédibilité et son héritage.
Il devient alors urgent de sauver les plumes indignes, avant que la réputation du média ne s’effondre sous le poids de ses propres contradictions.
Le cas d’un journalisme militant et obsessionnel
Quant à l’autre journaleux évoqué, il apparaît désormais évident qu’il n’existe et ne travaille qu’à travers le nom de Doumbouya. Son acharnement méthodique et sa propension à la délation constituent son véritable fonds de commerce. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’il ait déjà été expulsé une première fois de Guinée en mars 2020 sous le régime d’Alpha Condé, une seconde fois sous le CNRD en 2024, mais également du Togo en avril 2024, du Niger, du Tchad et du Cameroun, toujours pour des faits liés à la diffamation et aux injures envers les autorités de ces pays. Celui qui se revendique pourtant panafricaniste ne manque jamais de fondre, tel un rapace, sur le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, régulièrement pris pour cible dans des attaques frontales et personnelles. Une posture révélatrice d’un mercenaire de la plume, enfermé dans une logique de nuisance permanente, et visiblement en proie à une forme de délire de persécution qu’il tente de maquiller en engagement journalistique.
Chez Thomas Dietrich, l’objectivité a depuis longtemps déserté le terrain, laissant place à une volonté manifeste de salir, d’affaiblir et de discréditer Mamadi Doumbouya, coûte que coûte. Le monde regorge pourtant de sujets majeurs, de crises profondes et de drames humains qui mériteraient une véritable investigation. Mais à en juger par ses productions répétitives, tout semble indiquer qu’il a fait le choix de l’obsession, au détriment de la rigueur et de la diversité de traitement.
Dès lors, il devient légitime de s’interroger sur l’existence d’intérêts convergents entre tous ceux qui ont choisi d’intensifier la désinformation et la manipulation à une semaine seulement du scrutin présidentiel guinéen. Une convergence troublante, dont la coïncidence temporelle ne saurait être le fruit du hasard.
Oumar Camara












