À Nzérékoré, capitale de la Guinée forestière, le scrutin a démarré ce dimanche dans une atmosphère mêlant solennité, ferveur citoyenne et espoir palpable. Dès les premières heures du matin, des files d’électeurs se sont formées devant les bureaux de vote, installés dans les écoles et bâtiments publics de la ville. Hommes, femmes, jeunes primo-votants et personnes âgées ont répondu présents, certains vêtus de leurs habits traditionnels, d’autres arborant calmement leur carte d’électeur à la main.

Dans les quartiers de Dorota, de Mohomou ou encore de Bellevue, le dispositif sécuritaire est visible mais discret, contribuant à instaurer un climat de sérénité. Les agents électoraux, concentrés et méthodiques, procèdent à l’identification des votants tandis que les observateurs suivent attentivement le déroulement des opérations. Les consignes sont respectées, les échanges mesurés, et la patience domine malgré l’affluence.
Au-delà de l’acte de vote, c’est un sentiment de responsabilité collective qui se dégage à Nzérékoré. Pour beaucoup, ce scrutin représente bien plus qu’un choix politique : il incarne l’espoir d’un avenir apaisé et d’un retour durable à l’ordre constitutionnel. Dans les rues, les discussions restent feutrées, mais les regards traduisent l’importance de ce jour historique pour la région forestière et pour l’ensemble du pays.
Terna












