Dans son discours d’ouverture, la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Djami DIALLO, a rappelé l’urgence environnementale à laquelle la Guinée fait face :« La pollution plastique représente aujourd’hui l’un des défis environnementaux majeurs.
Notre pays génère désormais près de 580 000 tonnes de déchets plastiques par an. Cette pollution engendre de lourdes conséquences pour la biodiversité, la santé publique et l’économie nationale. »
Elle a également salué les mesures déjà prises par les autorités, notamment le Décret interdisant les plastiques à usage unique : « Ce Décret constitue un tournant majeur.
Néanmoins, pour assurer son application effective, il est impératif de disposer d’outils stratégiques, opérationnels et inclusifs.»
Les documents soumis à validation sont le fruit d’un travail de fond, réalisé notamment en partenariat avec le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement :
« Ces documents stratégiques résultent d’un travail technique. Ils s’inscrivent dans le cadre du projet international mis en œuvre dans 18 pays, dont la Guinée. »
La Ministre a appelé à un engagement collectif pour que cette stratégie devienne un véritable instrument d’action nationale : « La réussite de cette démarche nécessite une mobilisation nationale inclusive.
Nous devons agir pour préserver nos terres, nos cours d’eau, nos plages, notre biodiversité.
La transition vers des alternatives durables est réaliste et impérative. »Portée par la Direction Nationale des Pollutions, Nuisances et Changements Climatiques, cette initiative vise à soumettre pour analyse, évaluation et validation les documents devant désormais guider la lutte contre la pollution plastique en Guinée.
Cette rencontre multisectorielle a réuni représentants du gouvernement, du secteur privé, des organisations techniques, ainsi que de nombreux acteurs socio-économiques engagés dans la préservation de l’environnement.

Prenant la parole au nom de la Chambre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat de Guinée, Mme Keira a salué l’implication du secteur privé à ce processus national :« La pollution plastique représente aujourd’hui un défi majeur pour nos économies, nos écosystèmes et nos communautés. Une économie moderne et ouverte ne peut prospérer dans un environnement dégradé.

Les entreprises pourront non seulement se conformer aux exigences environnementales, mais également saisir les opportunités qu’offrent l’économie circulaire. Le secteur privé joue un rôle déterminant dans la lutte contre la pollution plastique », a-t-elle affirmé.
Mme KEIRA, a réaffirmé l’engagement du secteur privé à accompagner cette transition : « Nous nous emploierons à promouvoir l’innovation, à encourager la production locale de solutions alternatives et à faciliter les partenariats publics-privés.
La validation de cette stratégie représente une étape cruciale. Ensemble, nous pouvons bâtir une économie verte compétitive et respectueuse de l’environnement. »Dans la même dynamique, le vice-président du Patronat Guinéen, Alexandre CAMARA, a souligné l’importance de cette phase pour le pays : « La tenue de cette journée constitue un moment de responsabilité nationale.
Avec l’entrée en vigueur du Décret interdisant les plastiques à usage unique, la Guinée a fait un choix clair. Celui de la protection de l’environnement, de la santé publique et d’un développement durable assumé. »Il a insisté sur la place incontournable du secteur privé dans la réussite de cette transition environnementale : « Le secteur privé n’est pas et ne saurait être un frein.


Il est et doit être un partenaire. Nous voulons être co-bâtisseurs et non spectateurs. »Le patronat a annoncé trois engagements majeurs : « Participer activement au processus de mise en œuvre du Décret, accompagner nos entreprises dans l’innovation et la transition écologique, soutenir l’instauration d’un dialogue permanent public-privé.» Pour Alexandre CAMARA, la lutte contre la pollution plastique représente également un levier économique : « Tout cela peut générer de nouvelles filières économiques nationales. L’enjeu est à la fois environnemental et économique, c’est pourquoi nous devons donc avancer ensemble.
En conclusion, Djami DIALLO a officiellement ouvert les travaux sur une note d’engagement, d’espoir et de responsabilité partagée, qu’elle a déclarée officiellement ouvertes les journées de validation de la stratégie et du plan d’action de lutte contre la pollution plastique. »
Gnima Aissatou Kébé










