Le dossier concernant l’enlèvement présumé des enfants de l’artiste guinéen Élie Kamano, survenu il y a plusieurs jours, continue de susciter de vives réactions. Installé hors du pays, l’ancien musicien devenu homme politique accuse ouvertement, sur les réseaux sociaux, le président Mamadi Doumbouya, d’être derrière cet acte qu’il qualifie de « ciblé ».
Face à l’ampleur médiatique de l’affaire, le Gouvernement a apporté ce mercredi 26 novembre 2025 de nouvelles précisions à travers son porte-parole et ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo.
Interrogé lors d’une conférence de presse au porte-parolat du gouvernement, le ministre a d’abord exprimé sa compassion pour la famille : « C’est très difficile pour moi de me lancer dans ce type d’explication. D’abord, parce que ça touche la vie. Lorsqu’un citoyen se plaint d’enlèvement, de souffrance, la première réaction que nous avons, c’est de dire notre compassion. En tant que gouvernement, c’est de dire que notre solidarité et de dire que les dispositions vont être prises pour que les enquêtes sérieuses puissent se dérouler. »
Il rappelle toutefois que, malgré l’émotion entourant l’affaire, l’État ne peut agir qu’à travers le cadre légal : « Malheureusement, l’État ne peut qu’enclencher ça. Mais lorsque les accusations touchent des personnes, il faut avoir vraiment de la distance par rapport à ça, parce qu’entre la tragédie que les gens vivent et la tentation de faire de ça une communication un peu sensationnelle, il faut que les acteurs puissent être mesurés. »
Le porte-parole estime que la famille doit rester concentrée sur la recherche des enfants, tout en évitant les accusations non étayées : « Dire “j’ai perdu mes enfants par un enlèvement”, c’est dramatique. Je pense que c’est important que la famille reste dans ce contexte-là. Mais lorsque vous indexez le chef de l’État, c’est quand même un peu trop pour justifier votre colère ou votre souffrance. L’État mettra en œuvre tous les moyens possibles pour que des enquêtes sérieuses soient menées dans ce cadre-là. »
Poursuivant son intervention, le ministre des Transports a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation médiatique : « Mais nous n’allons pas développer des polémiques parce qu’il a indiqué tel ou tel. Il peut dire que c’est Ousmane Gaoual, c’est Mamadou, c’est tout. Si vous n’avez pas de preuves pour étayer ce que vous dites, ça reste une accusation simplement sensationnelle pour qu’on parle de soi. Mais on peut parler de vous aussi, tout en étant correct, juste, dans la dénonciation de la tragédie. C’est très important. »
Pour terminer, le gouvernement dit maintenir sa disponibilité à soutenir la famille tout en appelant à la prudence dans les déclarations publiques.
Gnima Aïssata Kébé












