Montréal, le 4 avril 2025 – Le Festival International Festiraam de Montréal, qui célèbre cette année son 15e anniversaire, fait face à une situation exceptionnelle. L’artiste guinéen Azaya, initialement programmé pour un concert le 3 mai 2025 au Théâtre Rialto, ne se produira finalement pas à cette date, en raison d’une « crise médiatique majeure » survenue ces derniers jours.
Dans un communiqué officiel publié ce samedi, l’organisation du festival a annoncé une réorganisation urgente de sa programmation, expliquant que « l’artiste Azaya, programmé pour le samedi 3 mai 2025, est au cœur d’une tempête médiatique qui ne permet pas la tenue immédiate d’un concert dans la gaieté et la quiétude au Canada. »
La décision, prise « après consultations des partenaires et artistes », repose sur le souci de préserver le climat de sérénité et de respect du public, notamment « le public féminin, qui constitue une part essentielle de notre audience. »
Report et nouvelle programmation
L’équipe du Festival annonce ainsi le report du concert d’Azaya à une date ultérieure « en tenant compte de la présomption d’innocence, en attendant une clarification de la crise. » Une date sera annoncée « ultérieurement par les trois parties », à savoir Keyzit Productions, l’artiste lui-même et les organisateurs.
En remplacement, le concert prévu le 19 avril est transféré au 3 mai, avec une nouvelle tête d’affiche : le duo de légendes Sékouba Bambino (Guinée) et Fatim Diabaté (Mali). Ce spectacle inaugural de l’édition spéciale Guinée du Festival se déroulera de 21h à 1h du matin au Théâtre Rialto, avec une ouverture des portes à 20h.
Billets : ce qu’il faut savoir
Les détenteurs de billets pour les concerts du 19 avril et du 3 mai sont rassurés :
« Tous les bénéficiaires des billets des préventes des deux concerts… ont automatiquement droit au concert du 3 mai avec le duo Sekouba Bambino et Fatim Diabaté. »
Mieux encore, « tous ceux qui ont obtenu uniquement les billets du concert Azaya auront accès gratuitement à la prochaine prestation de l’artiste au Canada. » Il leur est donc conseillé de conserver soigneusement leurs billets.
Pour les personnes souhaitant être remboursées, des dispositions spécifiques seront prises : « Un calendrier et un protocole de remboursement seront définis et communiqués à temps. »
Un appel à la solidarité et au respect
Le communiqué se termine sur un appel à l’unité, au-delà de la crise : « Nous invitons tout le monde à se mobiliser dans l’amitié, dans le respect, dans la cordialité, pour fêter ensemble avec nos grandes stars du Mali et de la Guinée. »
Au-delà de la scène et des projecteurs, le cas Azaya met en lumière un enjeu plus vaste : celui de la gestion publique des crises privées dans l’espace artistique. En reportant sa prestation avec prudence mais sans condamnation, le Festival Festiraam fait un choix courageux : celui de la responsabilité sans reniement, du respect du public sans trahison de l’artiste.
Entre vérité à établir et carrières à préserver, le message est clair : la culture guinéenne ne peut grandir que dans le respect de toutes ses composantes ( artistes, publics, et valeurs humaines).
Alpha