Une étape déterminante s’ouvre pour les auditeurs de justice et les élèves greffiers du Centre de Formation Judiciaire (CFJ). Après deux années d’un cursus intensif mêlant enseignements théoriques et stages pratiques, 200 candidats affrontent désormais les examens de sortie, condition sine qua non pour intégrer officiellement le corps judiciaire guinéen.
La cérémonie de lancement des épreuves a été présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Yaya Kairaba Kaba, en compagnie de son homologue du Travail et de la Fonction publique, M. François Faya Bourouno. Ce moment solennel marque l’aboutissement d’un parcours exigeant pour ces futurs professionnels de la justice.
Une évaluation rigoureuse et diversifiée
Durant cette première journée d’examens, les auditeurs de justice sont soumis à des épreuves couvrant les piliers fondamentaux de la magistrature : le parquet, l’instruction, le siège pénal et le siège civil. De leur côté, les élèves greffiers doivent démontrer leur maîtrise en instruction, siège pénal et siège civil. Ces épreuves écrites seront suivies de soutenances orales, au cours desquelles les candidats défendront leurs rapports de stage réalisés dans différentes juridictions, établissements pénitentiaires et cabinets d’avocats.
Un engagement fort des autorités judiciaires
S’adressant aux candidats, le ministre de la Justice a souligné l’importance de cette phase décisive et rappelé les exigences du métier : intégrité, rigueur et sens du devoir. Insistant sur la responsabilité qui incombe aux futurs magistrats, il a réaffirmé la volonté des autorités d’assurer une justice indépendante et efficace, en droite ligne avec la vision du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya.
De son côté, le ministre du Travail et de la Fonction publique a salué le parcours des candidats et les a encouragés à aborder ces épreuves avec professionnalisme. Il a rappelé que la réussite à cet examen conditionne leur intégration dans l’administration judiciaire, un secteur clé du bon fonctionnement de l’État.
Un processus d’évaluation exigeant
Le directeur général du Centre de Formation Judiciaire, M. Alhassane Naby Camara, a précisé que ces examens donneront lieu à un classement officiel, garantissant une sélection fondée sur le mérite et les compétences. Les jurys, composés de magistrats et greffiers chevronnés, seront particulièrement attentifs à la capacité des candidats à défendre leurs travaux et à démontrer leur aptitude à exercer ces fonctions essentielles à l’administration de la justice.
Par cette évaluation rigoureuse, le ministère de la Justice entend garantir que seuls les plus compétents accèdent aux responsabilités judiciaires. Une démarche qui vise à renforcer l’État de droit et à améliorer l’efficacité du service public de la justice en Guinée.
Alpha