Suite à une décision publiée par le secrétaire général de l’administration du CNT hier mardi, relative à l’organisation d’un test général d’évaluation du personnel; des travailleurs de l’administration parlementaire ont manifesté leur mécontentement dans la matinée de ce mercredi 2 avril 2025 dans l’enceinte du palais du peuple.
Ismaël Gassim Kalissa, secrétaire général du bureau syndical de l’administration parlementaire, fait savoir que cette décision de test d’évaluation n’est qu’un argument pour réduire le nombre des travailleurs parlementaires.
« Le contenu de cette décision, l’argumentaire, c’est le nombre pléthorique qui se stipule dedans et que la raison suite à cette évaluation, c’est de mettre fin à une catégorie de travailleurs qui, ne seront pas dans les prédispositions naturellement. C’est ce que cela sous-entend, de mettre fin à la relation de travail avec l’institution. C’est ce qui a fait, s’il faut le dire, révolter les fonctionnaires parlementaires, et c’est ce qui a prévalu à cette mobilisation de ce matin. Donc nous, en tant que bureau syndical, nous avons été reçus hier soir par le secrétaire général pour nous expliquer la motivation de sa décision. Nous lui avons dit que nous ne sommes pas contre le principe de l’évaluation des fonctionnaires parlementaires. Mais qu’une évaluation a pour objectif de corriger les insuffisances d’Etat, pas pour mettre fin aux relations de travail entre l’agent et l’institution parlementaire. Il s’agit des emplois qui sont devenus des droits acquis, parce que ça fait 5 ans, 10 ans, 20 ans, 30 ans pour certains. Donc vous ne pouvez pas, avec une simple mesure d’évaluation, dire que vous allez mettre fin à une relation de travail, rejeter les gens comme des malpropres. Nous sommes, encore une fois, pour le principe de l’évaluation, pour pouvoir catégoriser , des gens qui ne se verront pas aptes. Nous sommes venus passer le message à la classe ouvrière, et leur dire que nous sommes ouverts à la négociation, où nous nous retrouverons pour pouvoir discuter avec le secrétaire général par rapport à cela » a t-il expliqué.
Ensuite, il renchérit en ces termes : « Nous réalisons une évaluation, n’ayant qu’un prétexte. Les travailleurs pensent que c’est un prétexte pour esquiver notre situation de 200 000. Nos primes qui ont été détournées depuis 2014. Donc, depuis 2014 jusqu’à maintenant, on a découvert avec le système Fugaz. Grâce au système Fugaz, on a découvert que les travailleurs étaient payés à 6 millions de primes. Au lieu de 6 millions, on ne recevait que 1,5 million. Et avec le système Fugaz, le ministère de la Fonction publique, Julien, alors, a mis en place un assainissement des fichiers généraux. C’est comme ça que nous nous sommes retrouvés avec des bulletins de paye. Les bulletins de paye, c’est écrit dessus, dans le système Fugaz. C’est ainsi que le président a décidé, il nous a fait croire qu’il va mettre en place une commission d’enquête qui va travailler dessus pour pouvoir rétablir les gens dans leurs droits. Très malheureusement, ça fait déjà deux (2) mois. On dit que la commission travaille, alors qu’on ne voit rien. Plein de travailleurs estiment que la commission est corrompue. C’est pour ne pas rétablir les gens dans leurs droits m, qu’ils ont sorti cette affaire. Avant qu’on ne parle de pléthore, on était à 550 ici. Il est venu, il a continué à récruter. On est après 2000 qui a créé le pléthore, » a t-il conclu.
Gnima Aïssata Kébé