Protection de l’environnement,un jeune guinéen fabrique des sacs à travers des déchets plastiques, pour les vendre. Il s’agit de Fodé Camara qui a mis en place une entreprise de recyclage du nom de « Mana Gnuma ».
Ce jeune s’est inspiré du taux de chômage dans le pays, pour fabriquer des sacs à dos, et d’autres types de sacs. Il a été rencontré ce mercredi 19 mars 2025, dans son atelier au quartier Kissosso, par Infochrono.org.
Au début de l’interview, Fodé Camara gérant de l’entreprise Managnuma explique le début de ce métier : « J’avais l’idée nécessaire de vouloir être embauché par quelqu’un, pour pouvoir créer mon propre emploi et profiter de l’avantage d’embaucher les autres jeunes à travers mon activité. Ces questions-là m’ont beaucoup animé dans la vie. C’était mes préoccupations principales. Ce n’est pas quelque chose que j’ai appris avec un maître, vous savez, si vous êtes à la recherche du savoir, vous le trouverez toujours. Ça a pris beaucoup de temps, plusieurs années, avant que ça soit vraiment des produits réels. Ce n’est pas un travail qui est là pour deux jours. Aujourd’hui, le monde est confronté dans la lutte de tout ce qui est la prolifération plastique. Et si l’idée me parvient d’intervenir, le monde a besoin de ça, » dit-il.
Ensuite, il explique la façon dont la transformation des déchets plastiques en de nouveaux sacs : « La transformation de ces déchets plastiques contient plus de 15 à 20 scènes. En amont, on part collecter ces plastiques dans les ménages, moi même je suis sorti pour ramasser dès fois , il y a des petits processus que je fais pour désinfecter et tout; après, on envoie, comme vous voyez déjà, des machines de montage, pour l’habillage et ça sort le produit fini. Avant, l’entreprise n’était pas formalisée. Mais actuellement, l’entreprise est formalisée. Ici, on travaille avec 12 personnes, 8 femmes et 4 homme, partagés en groupe. Certains lavent les plastiques, d’autres travaille ici derrière la machine pour l’habillage; parce que les autres ne connaissent pas tous les processus de fabrication, un autre groupe est là pour observer; il y’en a aussi qui sont sur le terrain pour chercher du plastique, quand les clients nous appellent pour les récupérer, » a affirmé le premier guinéen à transformer des déchets plastiques en matière utile sans fondre, et sans dilatation.
Plus loin, il s’exprime sur l’importance de son activité, pour ma société : « C’est un avantage de prendre ces déchets plastiques, et de les mettre dans notre structure de vie. Et que la population comprenne que derrière ces déchets plastiques, on peut avoir aussi des profits. Mais aussi, ces déchets plastiques aujourd’hui contribuent à l’amélioration des conditions de vie. Par exemple, les gens qui travaillent dans l’entreprise; et aussi ceux qui sont dans les échanges des déchets plastiques. Avant on utilisait juste des poches d’eau minérale, mais actuellement, on essaie aussi de prendre les emballages. Parce que les déchets plastiques là aussi, on les met dans les emballages avant qu’on les envoie aux clients, on essaie de récupérer les mêmes emballages, pour en faire des cartables professionnels, » a affirmé Fodé Camara avant de revenir sur la commercialisation des produits, la vente a commencé sur les réseaux sociaux. Chose qui a attiré l’attention des internautes guinéens, et de d’autres pays : « Maintenant, on négocie avec des commerçants, qui les revendent. Les clients nous contacte, on les dépose dès que c’est prêt. Mais beaucoup de ces œuvres, aujourd’hui, se trouvent dans des boutiques des quartiers. J’ai commencé à confectionner des sacs avec les mains, et maintenant on a quatre (4) machines . Ça n’a pas été facile, des gens se moquaient de moi,même au sein de ma famille, en pensant que ces plastiques sont les dernières choses de la vie. qui ne doivent pas être utiles pour l’homme, » s’est-il souvenu.
Pour terminer, il lance un appel aux autorités, et à la population guinéenne pour la bonne protection de l’environnement: « Il est temps que chacun de nous contribue à sa manière de protéger l’environnement. C’est la maison commune de nous tous. Nous appelons l’ensemble des membres du gouvernement, y compris le président de la République de Guinée, de nous accompagner techniquement et financièrement. Parce qu’on a vraiment besoin de transfert de compétences. Quant aux citoyens, nous appelons encore une fois de plus, de venir consommer notre contenu local, qui est fait en Guinée, fait par un Guinéen, » a demandé Me Camara.
Gnima Aïssata Kébé