Après les plaidoiries de la partie civile, et la réquisition du ministère public qui a demandé 5 ans de prison pour chaque accusé, c’était le tour des avocats du ministre Ibrahima Kourouma de plaider pour leurs clients; ce mercredi 19 mars 2025. L’ancien ministre de l’éducation est jugé pour des faits de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite .
Dans sa plaidoirie Maitre Soufiane Kouyaté l’un des avocats de l’ex ministre a demandé l’application du droit , car selon lui rien ne prouve que les accusations contre sont clients soient réelles : « Monsieur le Président, notre client est poursuivi devant vos éditions sous la base d’une ordonnance de renvoi dans laquelle on lui demande de justifier certains montants, parce que les magistrats et instructeurs prétendent que, conformément au règlement général de la gestion budgétaire et de la comptabilité publique, en ses articles 47, 48, 93, qu’il lui incombe la justification de certaines pièces. Si être un ancien ministre d’Alpha Conde est une infraction, condamnez-le. Mais si tel n’est pas le cas, c’est sur la base des faits et des éléments de preuve qui se trouvent dans ce dossier. Ça m’étonnerait que cette cour rentre en condamnation contre lui. De l’interpellation de Dr Ibrahima Kourouma, jusqu’à son déferlement, et à la fin de la phase de l’instruction de cette affaire, on ne nous a jamais notifié le montant que M. Kourouma aurait détourné. Aucune mise en demeure ne lui a été faite pour qu’il justifie au moins l’origine lucide de certains de ses biens. Ce n’est qu’après leur renvoi qu’on apprend à travers cette ordonnance qu’il aurait détourné un montant de plus de 612 milliards et 12 millions de dollars. M. le Président, Honorable Assesseur, à la différence de ceux qui sont au parquet, vous n’êtes soumis qu’à l’autorité de la loi. Vous avez eu le privilège de juger Ibrahima Kuruma pour des faits de détournement de l’indépendance publique, d’arrêt de jugement illicite. Sur la base d’un rapport provisoire. Ceux qui l’ont rédigé sont venus devant votre juridiction vous dire que c’était un rapport provisoire. Chaque jour qui passe, nous écrivons quelques pages de l’histoire. Monsieur le Président, c’est le moment, dites le droit. C’est ce que nous vous demandons. Comme l’autre l’a dit dans son discours, lorsqu’il a eu le pouvoir, de faire l’amour à la Guinée, de ne pas la violer. Et nous aussi, nous vous demandons de faire l’amour au droit, de ne pas le violer. Si ce n’est pas un acharnement, ou si ce n’est pas parce qu’on veut régler un compte avec ce prévenu, une personne qui a travaillé dans un monde libéral, à son propre compte, durant plusieurs années, qui a été ministre deux fois de suite parce qu’il a quatre parcelles nues, on dit que c’est un investissement illicite, » a plaidé maitre Soufiane Kouyaté.
Poursuivant, la cour a donné la parole aux accusés ,pour leur propre défense, avant rendre la décision finale .
Prenant le ministre Ibrahima Kourouma dit être content de la tenue des débats de cette affaire, tout en t sa confiance en la justice : « Je suis ravie de ces débats faits. A l’issue de ce débat on a tous compris que ce le détournement dont on a parlé n’existe pas, c’est plutôt des justifications. Pour ça, je suis très heureux. Depuis le début j’avais dit que j’ai confiance en en la justice, et je le maintien. Je me remet à vous, je reste convaincu que le droit sera dit dans cette affaire. Je vous remercie » a-t-il affirmé.
Quand à l’autre accusé, le DAF Mohamed V Sankhon, il a d’abord montrer sa reconnaissance envers la cour pour avoir tenue ce procès : « Je voudrais d’abord remercier les membres de la cour pour la tenue de cs procès. En ce qui me concerne, j’ai fourni toutes les pièces justificatives relatives aux dépenses liées à la rentrée scolaire. Toutes les pièces ont été jointes à des dossiers. Ma remarque c’est par rapport au différent budget, je n’ai vu que aucun de mes confrère à cette barre pour plus de justication…Je vous remercie monsieur le président, » a t-il remarqué.
Pour clôturer, le président de la cour Yagouba Conté a mis l’affaire en délibéré, pour décision être rendue le 16 avril 2025.
Gnima Aïssata Kébé