La Guinée franchit une nouvelle étape importante vers son développement industriel avec le lancement officiel des travaux de construction de sa première raffinerie d’alumine depuis son indépendance en 1960. Cette usine, d’une capacité de production de 1,2 million de tonnes d’alumine par an, constitue un projet phare porté par la Société chinoise State Power Investment Corporation (SPIC), qui assure également le financement à hauteur de 1,03 milliard de dollars.
La cérémonie de lancement, marquée par la présence du Premier ministre guinéen, a réuni de nombreuses personnalités gouvernementales et diplomatiques.
Un investissement pour l’avenir économique du pays
Le projet de raffinerie, qui s’inscrit pleinement dans la vision d’industrialisation de la Guinée, représente un levier crucial pour l’économie nationale. Avec une capacité de production de 1,2 million de tonnes d’alumine par an, la raffinerie entend transformer le secteur de l’industrie extractive et stimuler l’exportation de ce métal précieux, utilisé dans la production d’aluminium, une matière première stratégique pour divers secteurs industriels mondiaux.
En plus de la raffinerie elle-même, le projet prévoit la construction de plusieurs infrastructures complémentaires, telles qu’un système énergétique dédié, des infrastructures auxiliaires, et un quai d’expédition capable de traiter jusqu’à 35 000 tonnes. Une mine associée à la raffinerie assurera une production annuelle de 15 millions de tonnes, garantissant ainsi l’approvisionnement constant de l’usine en matières premières.
Impact local et développement durable
Les autorités guinéennes et les investisseurs chinois ont tous exprimé leur engagement à faire en sorte que le projet ait des retombées positives et durables pour les communautés locales. La construction de cette raffinerie est perçue comme un vecteur majeur de développement pour les populations vivant dans la région.
En effet, en plus de l’impact économique direct lié à l’industrie de l’alumine, le projet devrait générer de nombreux emplois locaux, tant durant la phase de construction que pendant l’exploitation de l’usine. Cette dynamique contribuera à améliorer les conditions de vie des communautés voisines, avec des projets d’infrastructures et des initiatives de développement social au programme.
Une échéance fixée pour 2028
La mise en service de la raffinerie est prévue pour juin 2028, avec une durée estimée des travaux de 3 ans. D’ici là, le pays pourra espérer une modernisation de ses infrastructures industrielles et une augmentation significative de ses capacités de production dans un secteur stratégique pour son économie.
Un pas décisif vers l’industrialisation
L’industrialisation de la Guinée passe par des projets comme celui-ci, qui visent à transformer les ressources naturelles du pays en produits à forte valeur ajoutée. Le lancement de cette raffinerie d’alumine marque ainsi une étape décisive dans le processus de diversification économique, avec des perspectives de croissance durable et de création de richesses pour la Guinée à long terme.
Les autorités guinéennes, en collaboration avec leurs partenaires chinois, sont déterminées à mener ce projet à bien, tout en veillant à son intégration dans une stratégie de développement responsable et inclusif. Ce projet ambitieux pourrait bien marquer un tournant dans le modèle économique du pays, en lui offrant une nouvelle voie vers la prospérité.
Alpha